Acidification des océans : les scientifiques tirent le signal d'alarme.

          
            


 
« Nous, scientifiques qui nous sommes réunis à Monaco pour rassembler les connaissances sur l’acidification des océans, déclarons que nous sommes profondément préoccupés par les récentes évolutions rapides de la chimie des océans et de leurs potentiels à affecter dans quelques décennies les organismes marins, les réseaux alimentaires, la biodiversité et les pêcheries. » L’évolution des niveaux d’acidité est à l’heure actuelle 100 fois plus rapide que la variabilité naturelle, avertissent les signataires de la « Déclaration de Monaco ». Ne nous y trompons pas. Dans le coup de dé qui a présidé à l’apparition de la forme de vie que nous connaissons sur terre, l’équilibre complexe et variant des forces de la « macro-chimie » 
à l’oeuvre sur la planète a joué un rôle déterminant. Ayant désormais acquis grâce à notre maîtrise de l’énergie qui décuple nos forces et notre empreinte - et la multiplie par notre nombre - une capacité à modifier en profondeur ces réglages fins, résultats de processus s’étant déroulés sur des millions d’années et sur lesquels le vivant avait patiemment construit son empire, c’est la vie dans son entier que nous mettons en péril.
Les écosystèmes marins du monde risquent d’être gravement compromis par l’acidification des océans, à moins que n’interviennent des réductions drastiques des émissions de CO2, avertissent les scientifiques.
Plus de 150 océanographes de premier plan ont fait part de leurs inquiétudes à travers la « Déclaration de Monaco », qui met en garde sur l’accélération de l’acidification des mers.
Cette déclaration, qui a reçue le soutient du Prince Albert II de Monaco, se fonde sur les conclusions d’un précédent sommet international.
Elle avertit que l’évolution des niveaux d’acidité est 100 fois plus rapide que la variabilité naturelle.

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