Le rendez-vous de Copenhague est crucial, c’est
une étape charnière pour la conclusion d’un accord
global qui est indispensable à la protection de notre
planète.Â
Il doit s’accompagner d’une véritable
révolution de nos modes de pensées et d’actions
au bénéfice des générations futures.
Des engagements significatifs et rapides doivent
être pris par tous les grands pays émetteurs de
gaz à effet de serre. Pour limiter l’augmentation
des températures en 2050 à 2°C, niveau au-delÃ
duquel les conséquences seraient très vraisemblablement
immaîtrisables, il faut que les rejets
mondiaux commencent à décroître dès 2020.
C’est-à -dire demain ! Il faut que collectivement
nous en prenions la mesure et que nous inversions
la tendance dès maintenant. L’action ne peut plus
être repoussée : les conséquences humaines
et environnementales seraient désastreuses.
Un accord politique global sur des grandes
orientations, exigeant et équitable, doit absolument
être signé.Â
Il permettrait aux négociateurs
de finaliser les détails opérationnels courant 2010
afin qu’un nouvel accord puisse entrer en vigueur dès janvier 2013, au moment où
la première phase d’engagement du Protocole de Kyoto prendra fin.Â
Un accord
exigeant, c’est un cadre par lequel tous les grands pays émetteurs s’engagent pour
limiter leurs émissions et favoriser les investissements nécessaires.Â
Un accord équitable
c’est un accord fondé sur une juste répartition des crédits d’émissions, au regard des
besoins et des moyens respectifs des Etats. Un accord efficace, c’est enfin un accord
qui fait une large place à un marché mondial du carbone : un marché qui permettra
d’exploiter tous les gisements de réduction des émissions ; qui offrira de nouveaux
moyens de financement, non seulement pour les entreprises sous quotas mais aussi
et surtout pour les pays émergeants ; bref qui permettra d’atteindre au meilleur coût
économique et social nos objectifs écologiques…
En tant qu’industriel, nous sommes chez GDF SUEZ fortement concerné par l’issue
des négociations. Le nouveau cadre international est bien sûr porteur d’opportunités
pour le Groupe, qui est présent sur les cinq continents.Â
Il pourrait notamment favoriser
le développement des politiques nationales en faveur du déploiement de technologies
sur lesquelles nous sommes leader : l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables,
le nucléaire, le gaz naturel en substitution au charbon et au fioul, la gestion
de l’eau ou encore la valorisation des déchets. Il pourrait également engendrer
des modes de financements nouveaux dont bénéficieraient nos projets de développement
dans les pays émergents.Â
Il pourrait enfin offrir un cadre économique stable,
indispensable pour des technologies innovantes comme le captage et le stockage
du CO2 auxquelles nous consacrons d’importantes ressources. Notre intérêt va au-delà .
C’est un engagement d’entreprise citoyenne en faveur d’un développement économique
et social durable du territoire.